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Thèses

On dénombre actuellement 43 thèses francophones de Doctorat dans le domaine de l'entreprise familiale* sur la période 1984 - 2014. Elles sont pour la plupart préparées et soutenues en France (ou en cotutelle avec certaines universités étrangères). Ce nombre ne tient pas compte des thèses de 3ème cycle ou des thèses soutenues dans des disciplines telles que l'économie ou le droit.

* : thèses dont le titre comporte les termes "entreprise familiale", "PME familiale", "société familiale", etc.

Thèse par Mohamed Zaki BOUSLIKHANE (2015) - Université de Lorraine

 

Résumé de la thèse :


Cette thèse porte sur la gouvernance et la transmission des entreprises familiales dans un contexte marocain. Il n’est pas à démontrer que les entreprises familiales sont reconnues comme le maillon fort du tissu économique mondial et encore plus à l’échelle du territoire du Maroc. L’intérêt des chercheurs pour ce sujet reste toutefois récent. La littérature francophone sur les thématiques de l’entreprise familiale et de sa succession est peu nombreuse ; elle s’est développée durant les vingt dernières années. La période de transmission des entreprises familiales est une période critique dans le cycle de vie des entreprises. La problématique de notre thèse est centrée sur cette phase de transmission intergénérationnelle. Nous nous interrogeons sur les mécanismes mis en place par le propriétaire dirigeant pour anticiper les conflits familiaux d’une part et les mécanismes incitatifs qui sont développés pour motiver les générations ascendantes à rejoindre l’entreprise familiale. Après avoir exploré le concept d’entreprise familiale nous nous sommes immergés au sein d’entreprises familiales dans le cadre de recherches-intervention. C’est naturellement que notre positionnement épistémologique interprétativiste nous a mené à une démarche méthodologique abductive basée sur des études de cas. Elles ont constitué le noyau « dur » de notre recherche. Le « noyau mou » étant inspiré du cas de l’entreprise familiale dans laquelle nous évoluons. Les résultats de nos travaux mettent en évidence l’interdépendance des organes de gouvernance avec la structure familiale et la prédominance de la coopération et des valeurs familiales dans le succès de processus de transmission. Ils mettent également en avant le poids de la préservation du pouvoir familial dans la gouvernance de l’entreprise transmise ainsi que la nécessité de pérenniser les organes de contrôle

Thèse par Amelie VILLEGER (2016) - Université de Bordeaux

 

Résumé de la thèse :


Les copreneurs sont des couples partageant à la fois un engagement conjugal (marital ou pseudo-marital) et un engagement entrepreneurial (la propriété et/ou la gestion et/ou la responsabilité d’une entreprise). Malgré leur prégnance historique et contemporaine dans le tissu économique des entreprises familiales, leur étude scientifique a été négligée voire oubliée.La présente recherche se propose de combler cette lacune en mobilisant un socle théorique original et globalisant (Théorie Générale des Systèmes et Théorie de l’Echange Social) qui permet de construire un modèle conceptuel du copreneuriat. Ce modèle est ensuite mis à l’épreuve empiriquement grâce à quinze études de cas précédées d’une réflexion épistémologique et méthodologique poussée.Les résultats et la discussion montrent que le système « copreneurs » est, encore aujourd’hui, largement organisé selon le schéma sexué traditionnel de répartition des rôles. Le partage du pouvoir y est marqué par une opposition entre pouvoir formel et pouvoir informel, le premier étant majoritairement attribué à l’homme. Cette organisation sexuée fait apparaître les concepts de « caring » et de sacrifice, et crée une gouvernance « parentaliste ». La « soutenabilité » du modèle à travers le temps est aussi interrogée. Les interactions des copreneurs sont ensuite étudiées au prisme de la Théorie de l’Attachement et le concept novateur de « coupleness » est mis en évidence. Finalement, ces spécificités copreneuriales sont appréhendées en termes de gains et de coûts, et au regard du possible calcul effectué par les copreneurs quant à l’utilité de leur situation. L’ensemble pose les prémices d’une Théorie Globale du Copreneuriat.

Thèse par Amira HAMMOUDA (2017) - Université de Paris 1

 

Résumé de la thèse :


En ayant recours à différents cadres théoriques, principalement la théorie de l’agence, la théorie de l’intendance et la théorie RBV (Resource Based View), cette thèse analyse l’effet de l’implication familiale sur les décisions, la performance, la politique de dividendes ainsi que sur l’investissement étranger en mettant l’accent sur les entreprises familiales en Tunisie. Dans son deuxième chapitre, cette thèse tente de comprendre et d’expliciter empiriquement les comportements des dirigeants des entreprises familiales en matière de prise de décision stratégique. Le troisième chapitre tente de vérifier si l’implication familiale comble ou profite des vides institutionnels dans le cas d’un pays émergent en analysant la performance des entreprises familiales en Tunisie. Le quatrième chapitre s’intéresse à l’étude de la politique de dividendes des entreprises familiales et analyse le rôle que peut jouer cette dernière dans la protection des droits des actionnaires minoritaires. Le cinquième chapitre analyse l'effet de l’implication familiale dans la propriété et dans le management sur les préférences des investisseurs étrangers en matière d’investissement. Les principaux résultats de cette thèse témoignent d'une part de l’effet positif de l’implication familiale sur la performance des entreprises en Tunisie. Plus précisément, nos résultats montrent que l’intensité de la propriété familiale, que le management effectif de la famille et que le contrôle de l’entreprise par son fondateur, augmentent la performance des entreprises familiales. Les résultats soutiennent aussi la surperformance des entreprises familiales dans un contexte de crise économique engendrée par la révolution tunisienne de 2011. D'autre part, lorsque les familles détiennent une fraction importante du capital et participent activement à la gestion de l’entreprise, les versements de dividendes sont réduits et la gouvernance familiale semble abuser des vides institutionnels existants en Tunisie en expropriant les actionnaires minoritaires. De plus, les investisseurs étrangers semblent éviter les entreprises dont la famille est fortement impliquée dans le capital et dans le management en Tunisie.

Thèse par Fériel BENMOSTEFA (2015) - Université de Bordeaux

 

Résumé de la thèse :


Selon une étude réalisée par le Cabinet Price Water House Coopers en 2008,l’entreprise familiale constituerait la structure la plus répandue dans le monde,jouant à ce titre un rôle essentiel dans l’économie mondiale. Ainsi, les entreprises familiales représenteraient plus de deux tiers des entreprises dans la sphère des pays occidentaux (B.A Kirshoff, J.J Kirshoff ; 1987).La transmission de l’entreprise familiale, opération délicate, représente sans aucun doute, l’expérience la plus agonisante pour ses membres et la plus menaçante pour l’avenir de l’entreprise concernée.Selon un rapport publié en 2009 par Fitch Ratings : les pratiques de gouvernance d’entreprises en Tunisie « manquent encore de maturité » et un travail colossal attendrait les entreprises familiales en matière de transmission.Alors, le choix du thème de « la transmission des entreprises familiales en Tunisie» parait d’autant plus opportun, qu’il coïncide avec une conjoncture appropriée, à savoir la phase finale de la transition démographique de La Tunisie, qui verra une génération quasi-totale de chefs d’entreprise installés à l’aube de l’indépendance passer la main ou en voie de le faire prochainement.Ainsi, la transmission de l’entreprise familiale constitue aujourd’hui un problème général auquel se trouvent confrontés les pays occidentaux mais qui se pose avec une acuité particulière en Tunisie compte tenu de caractéristiques propres.La Tunisie évolue dans un environnement spécifique caractérisé par une culture alliant tradition et modernité où la sphère religieuse occupe de manière consciente ou inconsciente une place conséquente. Cette tendance expliquerait une certaine évolution de l’entreprise familiale la différenciant de son homologue occidental. Une gouvernance spécifique en matière de transmission des entreprises familiales mettant en œuvre les facteurs culturels constitue le cœur de cette investigation.

Thèse par Richard Abi Saleh (2015) - Université de Savoie

 

Résumé de la thèse :

 

Cette thèse a pour objectif d’analyser la structure du capital et la performance des entreprises familiales Françaises qui s’introduisent en Bourse. A partir d’un échantillon de 90 entreprises familiales appartenant à l’indice CAC All-Tradable de 2010 à 2013, nous constatons que la structure du capital des entreprises familiales est caractérisée par un faible niveau d’endettement avec une préférence pour l’endettement à court terme par rapport au long terme.

De plus, la structure de capital des entreprises familiales vérifie les théories classiques du financement, l’hypothèse de ‘market timing’, la théorie du ratio d’endettement optimal et de la théorie du financement hiérarchique. Ensuite, nous analysons les performances à court terme et à long terme des entreprises des entreprises familiales Françaises qui s’introduisent en Bourse. Les résultats montrent les différentes techniques d’expropriation employées par les propriétaires des entreprises familiales.

Après l’introduction en bourse, les propriétaires des entreprises familiales détiennent environ 80% des droits des flux de trésorerie et nous constatons que la différence entre leurs droits aux flux de trésorerie et leurs droits de vote a augmenté. La sous-évaluation au premier jour est voisine de 2%, ce qui révèle que les entreprises familiales sont correctement évaluées lors de l’émission. Les entreprises familiales surperforment l’indice de marché dans les trois premiers mois de l’émission et après la troisième année. Nous trouvons aussi que le changement des droits de propriété et de contrôle avant et après l’introduction en Bourse explique les performances à court et à long terme contrairement aux mécanismes de gouvernance.

Thèse par Dominique GRAS-BARBELIVIEN (2015) - Université de Nantes

 

Résumé de la thèse :


La structuration de la gestion est une étape cruciale du développement des PME en croissance (Greiner, 1972). Le passage d’outils de contrôle de gestion épars et partiels à un système de pilotage de la performance cohérent et global (avec embauche d’un contrôleur de gestion, système budgétaire, comptabilité de gestion, indicateurs et tableaux de bord et système de reporting sur la base de systèmes d’information et d’outils informatiques dédiés) est un phénomène insuffisamment étudié (Meyssonnier et Zawadzki). Notre travail va porter sur l’émergence de la fonction et les modalités de l’instrumentation du contrôle de gestion dans les ETI en s’intéressant particulièrement au rôle des acteurs décisifs : propriétaire dirigeant, managers salariés, expert-comptable. La question de recherche est : « Comment assurer la structuration réussie et efficace du contrôle de gestion d’une entreprise familiale en croissance ? ». Le terrain de recherche est celui des entreprises familiales vendéennes. La démarche qualitative et exploratoire (Yin, Wacheux) est fondée sur la collecte de documents, la réalisation d’entretiens et l’observation non participante de situations de gestion. On envisage de prendre en compte l’ensemble des ETI de la zone géographique (analyse comparée en coupe du phénomène) et d’approfondir quelques monographies longitudinales (étude fouillée du processus sur la durée). Le cadre de référence théorique est à l’intersection des travaux sur la firme familiale (Granovetter, Bauer, Allouche et Amann) et des travaux sur l’instrumentation de gestion (Lorino, Vaujany, Ferreira et Otley).

Thèse par Christophe HINKATI (1995) - Université de Caen

 

Résumé de la thèse :


L'agriculture copnnait depuis quelques decennies des mutations profondes, essentielles dans sa participation a l'emploi et a la croissance economique nationale. Et l'une des manifestations de ce phenomene se mesure a travers la transmission des exploitations agricoles, laquelle constitue un acte important pour l'avenir du secteur agricole et par co nsequent pour le tissu economiques regional ou se creent, se developpent, et se perennisent ces unites economiques. Il s'agit aujourd'hui pour le dirigenant, d'aborder sous un regard nouveau les problemes de perennite de son exploitation, compte tenu d'une part, de nouvelles habitudes de consommation, et d'autre part, de la rarete des successeurs potentiels face a d'importants departs a la retraite. Cette metamorphose du milieu agricole nous a conduit a proposer, a l'echelle de la base-normandie, une etude qui rende compte de l'acuite de la preparation dans la transmission des exploiitations agricoles. Celle-ci devra permettre, d'abord, l'acquisition chez le dirigeant d'exploitation du reflexe entrepreneurial, pouvant l'aider a saisir les opportunites economiques, juridiques, fiscales et financieres; puis, la maitrise des facteurs-cles de succes de la transmision de son exploitation. Pour ce faire, il devra donc apprendre a agir afin de provoquer les changements souhaites, et ainsi reduire les incertitudes liees a la transmission du patrimoine. Dans ce contexte, le role d'initiateur, d'accompagnateur, de cathalyseur de la region sera de plus en plus preponderant dans la maniere de mieux cerner les relaites locales. Nous procedons dans l'etude, a une analyse critique de l'etat de la situation juridique, fiscale, econmique et financiere des exploitations agricoles et de leur transmission, a travers une approche empirique et theorique. Sans sous-estimer la bienveillance de la puissance publique en matiere de survie de l'exploitation, il est cependant possible d'augmenter les chances de reussite du transfert de celle-ci.

Thèse par Louise CADIEUX (2004) - Université du Québec à Trois-Rivières

 

Résumé de la thèse :


Quel que soit l’endroit où elles se trouvent, bon nombre d’entreprises ayant émergé vers les années 1960 sont aujourd’hui confrontées à un défi de taille, celui des transferts de la direction et de la propriété à au moins un membre de la nouvelle génération. Considérées sensibles aux transferts générationnels, depuis plusieurs années, les statistiques circulant sur leur taux de survie sont stables. Dans l’ensemble, parmi les études consultées à ce chapitre, on estime que 30 % réussissent le passage à la seconde génération, qu’entre 10 % et 15 % passent à la troisième et qu’approximativement 3 % à 5 % survivent jusqu’à la quatrième génération. Pourtant, bien que ces chiffres brossent un portrait d’ensemble pessimiste, celui-ci pourrait l’être encore plus d’ici les prochaines années dans la mesure où les résultats de récents sondages révèlent que même si plus de la moitié des dirigeants actuels prévoient se retirer d’ici les six prochaines années, au moins la moitié n’ont, à ce jour, ni établi un plan quant à la mise en œuvre du processus, ni choisi leur successeur. Dans l’ensemble de la littérature recensée sur le processus de la succession en contexte d’entreprise familiale, on comprend que le principal frein à la préparation et à l’achèvement du processus du transfert générationnel découle de la difficulté de lâcher prise du prédécesseur. S’étant, par ailleurs, peu intéressé à la manière dont certains réussissent à se désengager de la gouvernance d’une entreprise qu’ils ont pourtant fondée et menée de main de maître durant plusieurs années, pour nous, la présente recherche poursuivait un double objectif. Le premier, d’ordre théorique, consistait à comprendre de manière approfondie le processus de désengagement des prédécesseurs ayant réussi à assurer le passage générationnel de leur entreprise et, dans la foulée, améliorer nos connaissances sur la phase la moins connue du processus de la succession, celle du désengagement. Quant au second objectif, étant d’ordre plus pragmatique, il visait le développement d’un modèle de réussite du processus de désengagement du prédécesseur permettant, a posteriori, l’élaboration de nouvelles stratégies d’intervention pouvant être utiles pour quiconque y est impliqué, qu’il s’agisse des prédécesseurs, des successeurs, des membres de la famille ou des intervenants devant prodiguer support et conseils au meilleur de leurs connaissances. Pour nous, explorer et comprendre en profondeur le processus de désengagement des prédécesseurs faisait appel à certains concepts provenant de divers champs de recherche jusqu’ici rarement considérés ensemble en contexte d’entreprise familiale, soit ceux de la retraite, de la transition de rôle et du développement de l’adulte. C’est donc dans cette perspective intégrée que nous avons cherché à comprendre comment, durant les deux dernières phases du processus de la succession, soit celles du règne-conjoint et du désengagement, les prédécesseurs ayant réussi à assurer le premier passage générationnel de leur entreprise ont redéfini leurs rôles au fur et à mesure que leurs successeurs se sont appropriés ceux leur étant réservés à titre de dirigeant. Parmi les stratégies de recherche utilisées dans les sciences de la gestion et des sciences sociales, c’est notamment à l’aide d’une étude de cas faite auprès de cinq prédécesseurs ayant réussi à assurer le premier transfert générationnel de leur entreprise que nous avons enrichi une part des connaissances acquises quant à trois principaux points d’intérêts liés à la problématique de la succession, soit la détermination des rôles et des fonctions des prédécesseurs durant et après la mise en place de leurs successeurs; le processus de désengagement des prédécesseurs; et la phase du désengagement. Entre autres, les résultats obtenus par le truchement d’entrevues semi-structurées faites avec les cinq prédécesseurs, les 12 successeurs, la conjointe d’un prédécesseur, les deux adjointes administratives, une employée et un vice-président marketing provenant des cinq entreprises familiales nous concernant montrent comment, dès le début de la phase du règne-conjoint, les prédécesseurs ont su apprivoiser de nouveaux rôles auprès de leurs successeurs pour, d’une part, les préparer à assumer leurs futures fonctions et, d’autre part, les intégrer à leurs nouveaux environnements. Du reste, en ce qui concerne la phase du désengagement, les résultats montrent comment les prédécesseurs se sont, là aussi, vus attribuer de nouveaux rôles principalement à deux niveaux soit, d’une part, auprès de l’organisation et, d’autre part, auprès de leurs successeurs devenus dirigeants de l’entreprise familiale. Les modèles de réussite de transfert générationnel provenant d’une population d’hommes et de femmes d’affaires ayant émergé après la seconde guerre mondiale sont rares. Toutefois, parce que les prédécesseurs auxquels nous nous sommes intéressés l’ont fait, connaître et comprendre les gestes qu’ils ont posés, les rôles qu’ils ont assumés durant et après la mise en place de leurs successeurs, les difficultés qu’ils ont surmontées peut servir de repères pour quiconque est susceptible d’être touché par cette période, qu’il s’agisse des prédécesseurs, des successeurs, des membres de la famille ou des intervenants. Sommes toutes, comprendre que le processus de désengagement des prédécesseurs prend du temps, est difficile et douloureux et comprendre l’utilité et la pertinence des nouveaux rôles pouvant leur être attribués dès le moment où leur progéniture intègre l’entreprise pour éventuellement en assurer la relève est, à notre avis, faire un pas vers de nouvelles stratégies d’intervention qui pourront certainement mieux correspondre à ce que sont susceptibles de vivre les principaux intéressés, les prédécesseurs.

Thèse par José LouisPECH VARGUEZ (2003) - HEC Paris

 

Résumé de la thèse :

Cette thèse vise à contribuer au développement des connaissances concernant la convergence au sein des équipes dirigeantes et pour cela à distinguer entre la convergence des actions et celles des affects. En outre, la thèse essaie, grâce à la mise en place d'un système formel de gestion, de comprendre l'interaction entre ces deux dimensions et leurs effets sur les résultats des entreprises. Pour cela, cette thèse propose d'analyser la convergence en faisant la différence entre la cohérence et la cohésion. La cohérence correspond au degré d'articulation des différentes fonctions des éléments d'un groupe qui permet, à travers la réalisation des objectifs individuels, d'atteindre les objectifs collectifs. La cohésion correspond au degré d'adhésion volontaire des membres du groupe à un idéal, une aspiration ou un sentiment communs, qui leur permet de se renforcer émotionnellement les uns les autres et ainsi de faire face, comme un tout, aux difficultés qu'ils rencontrent. La cohérence relève donc du champ des faits et des actions quand la cohésion relève des valeurs, des sentiments et des affects. L'approche méthodologique a multiplié les sources de données qualitatives (observation participante et entretiens en profondeur) et quantitatives (questionnaires structurés et fermés) en s'appuyant sur une démarche de recherche-action, complétée par un schéma expérimental destiné à améliorer la validité et le degré de généralisation des résultats et permettant de mesurer les effets de l'intervention du chercheur. Ce protocole a été appliqué à trois moyennes entreprises hôtelières mexicaines. La thèse a ainsi pu mettre en évidence l'existence d'une relation hélicoïdale entre la cohérence et la cohésion et montrer comment un système formel de gestion pouvait améliorer ces dernières. Elle a principalement démontré que: * une cohésion minimale était une condition nécessaire de la cohérence, * la cohérence sanctionnée par des conséquences positives peut contribuer à augmenter l'adhésion des participants et améliorer la cohésion, * l'amélioration de la cohésion, en engendrant une atmosphère conviviale, peut contribuer à améliorer la cohérence, * il est possible à travers la mise en place d'un système formel de gestion, de développer à la fois la cohérence et la cohésion. La thèse essaie de proposer à la fois un apport conceptuel (la distinction entre cohérence et cohésion), un apport méthodologique (l'établissement de la complémentarité entre la recherche-action et la méthode expérimentale) et un apport pratique (la proposition de solutions opérationnelles pour améliorer la cohérence et la cohésion).

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